Colloque International
Recherches en acquisition et en didactique des langues étrangères et secondes
Paris, Carré des Sciences, 6-8 Septembre 2006
organisé par le Groupe "Langues en contacts et appropriations " du DILTEC, Paris III

« Travail en groupe et construction de savoirs langagiers
en classe de FLE »


STEINBACH, Fee
Univ. de Bâle


Dans mon travail de thèse, je m'intéresse à l'apprentissage du français dans l'interaction en classe FLE dans le contexte suisse-alémanique. Le corpus récemment constitué se compose d'enregistrements audio-vidéo recueillis sur une période de plusieurs mois dans deux classes du secondaire inférieur. Mon intérêt porte sur les processus de co-construction des formes langagières et de conceptualisation de l'objet « langue » dans le discours des apprenantes et enseignantes ; cela dans une perspective socio-interactionniste.

Les formes linguistiques sont employées dans les différentes pratiques discursives en classe de langue à la fois comme ressource et comme objet de l'interaction. En tant que telles, elles sont sujettes à des processus de constructions interactives qui mettent en jeu le savoir et le savoir-faire des apprenants.

Partant de l'hypothèse que l'apprentissage d'une langue constitue un processus socio-cognitif structuré dans et par l'interaction, je me propose ici de focaliser la construction du discours et l'élaboration collective de formes linguistiques par les apprenants, dans une activité particulière mais récurrente, à savoir les travaux en groupes (jeu de rôles, discussions pour organiser une fête ou faire des achats).

Dans ces activités, 3 à 4 élèves (âgés de 13 à 15 ans) interagissent pour accomplir une tâche de façon autonome, à partir des consignes de l'enseignante, mais en son absence.

Il s'agit d'articuler trois plans d'analyse qui mettent en jeu le savoir et le savoir-faire des élèves dans ces travaux en groupe :

1) l'organisation de la tâche et sa transformation collaborative en une activité spécifique au sein du groupe ; 2) la co-construction de formes langagières et le travail de formulation entre les élèves, focalisant des problèmes dont la résolution a comme enjeu des éléments grammaticaux et discursifs (p. ex. : placement de la négation, constructions prépositionnelles, temps verbaux) ; et 3) sur un plan plus « macro », la conceptualisation de la langue comme objet de l'apprentissage, dans sa dimension collective. Ce dernier point me semble important dans la mesure où il permet de faire le lien avec la conceptualisation de la langue comme objet d'apprentissage/d'enseignement telle qu'elle se présente à travers le discours et les consignes de l'enseignant.


Home

Programme

Participants

Liste des communicants

Localisation
Plan

Hôtels

Comité scientifique et d'organisation

Liens