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Cette recherche correspond à l'émergence implicite d'une demande scolaire concernant le français langue seconde, en contacte d'autres langues. Actuellement, les difficultés d'un certain nombre d'élèves requièrent une application de l'analyse linguistique que nous avions exploitée lors de cours dispensé à Paris 5 (U.E.R de Psychologie) sur des copies de jeunes enfants en acquisition de l'écrit. Il nous a été utile d'adopter la même posture analytique à propos de copies d'apprenant, niveau lycée devant leurs difficultés à tenir compte des propositions de corrections liées à la littéracie. Cette observation plus spécifique des productions d'élèves en diachronie et en synchronie a débuté en 1996. Le suivi d'une production annuelle de quelques élèves dont on ne pouvait mettre en doute la volonté d'écouter les propositions du formateur a permis de mettre en place une hypothèse de base : la dépendance de la pratique écrite de celle de l'oral voire des types d'oraux. Premier effet de l'implication du chercheur dans l'application puisque la connaissance des élèves qui produisaient ces copies par les échanges verbaux a éveillé cette hypothèse ! Il a été question ensuite de l'exploiter, de la vérifier et d'en faire une ligne d'extension et de transformation dans l'apprentissage de la littéracie. Forte de cette expérience, cette contribution essaie de penser les rapports entre les activités de recherche, les apprenants et leurs formateurs. Il s'agit de mettre en évidence des modes opératoires accompagnant des apprentissages langagiers. Le cas privilégié est l'articulation pratique orale et écrite en contexte institutionnel sur un procédé :
- l'impact d'un questionnaire à propos des pratiques sur les productions réalisées par la suite
– L'impact du questionnaire sur les pratiques.
La méthode s'appuie sur deux principes : le premier est le postulat d'une valeur psycho-cognitive des dysfonctionnements (1995, Delcambre) : ils sont la marque d'un apprentissage en cours, notamment de la distinction entre langue première et seconde (par exemple le statut de l'oral selon les contextes dont celui de l'apprentissage). Le deuxième est la notion de posture et son corrélat nous semble-t-il la difficulté à s'approprier et à expérimenter tous les modes de communication en vigueur dans les langues, constat que développe Bautier (1997). Ceci nous amène à prendre l'apprenant comme acteur dans sa globalité et ici comme en contact de langues. La pratique orale dans/hors l'institution, dans ce cadre, est essentielle y compris dans sa prise de conscience. La prise en charge de la différence pratique orale/écrite compte tenu des différentes occurrences dont la langue d'origine est à construire entre logiques d'immanence et logique réflexive vers une variante écrivable et secondarisation ou usage spécifique de l'écrit (Bautier 2005). Le questionnaire reste exploitable par le chercheur mais participe aussi d'une réappropriation des subtilités qui distinguent l'usage litéracié de l'écrit fait dans l'institution sans le construire toujours avec les intéressés.
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